Articles du COP

Dans cette rubrique, le Comité de Publication de la Science Chrétienne pour la Suisse Romande et le Tessin présente des articles qu'il a publié dans « Le Quotidien Jurassien ». dans la Rubrique « ESPRIT ».
 
L'évolution du climat vous inquiète?

Voilà un sujet qui préoccupe beaucoup de monde. A priori, à juste titre.

Ce qu’il y a d’inquiétant avec ce genre de problème, c’est qu’il parait tellement énorme qu’un sentiment d’angoisse et d’impuissance peut nous envahir.

Est-ce que, dans de telles circonstances, la prière où la méditation peuvent être utiles ?
Notre besoin essentiel n’est-il pas de pouvoir avoir confiance, avoir foi en une puissance bonne et aimante ?

« Tournez-vous vers moi et vous serez sauvé » nous dit Dieu.

Quand Goliath, l’invincible Philistin venait lancer son défi, tous les soldats de l’armée d’Israël tremblaient. Ils ne voyaient pas comment pouvoir le battre. Un terrible sentiment d’impuissance les envahissait et ils étaient complètement découragés.

David n’était pas un soldat et, d’après les indications que nous avons à son sujet, il n’était pas particulièrement costaud. Ce n’était donc pas par des moyens conventionnels qu’il pouvait envisager de se battre contre le géant. Sa force résidait plutôt dans la confiance absolue qu’il avait en la toute-puissance de Dieu et c’est avec cette force qu’il s’élança contre Goliath et en triompha.

Il est assurément possible, aujourd’hui, d’accepter que cette puissance infiniment bonne et aimante guide, non seulement nos pas, mais les pas de toute l’humanité et nous amène à découvrir, concernant le climat, des solutions auxquelles nous n’avions peut-être pas pensé.

De l’humilité découle toujours une grande force ainsi que la paix.

Michel Bobillier

Ne pas ceder au decouragement

Une jeune femme, qui traversait des moments difficiles dans sa vie et ne savait plus comment faire face alla en parler à sa mère.

Celle-ci l’emmena à la cuisine où elle fit bouillir de l’eau dans trois récipients différents. Dans l’un elle mit une carotte, dans un autre un œuf et dans le troisième des grains de café moulus.

Après quelques minutes elle retira la carotte qu’elle mis dans un bol, l’œuf dans un autre bol et elle versa le café dans le troisième bol.

La mère a alors demandé à sa fille de toucher la carotte. La fille constata qu’elle s’était ramollie. La mère lui demanda ensuite de prendre l’œuf et d’en briser la coquille. Elle vit que l’œuf était devenu dur. Sa mère lui proposa encore de goûter le liquide du troisième bol. La fille découvrit avec joie la saveur du café. Elle demanda à sa mère ce que cela signifiait.
La mère lui fit remarquer que chacun des éléments s’était trouvé dans les mêmes conditions, confrontés à l’adversité représentée par l’eau bouillante, et que chacun avait réagi différemment.

Et toi, dit la mère à sa fille, comment réagis-tu face à l’adversité ?
Es-tu comme la carotte qui se ramollit ou comme l’œuf dont le cœur s’endurcit ?
Ou es-tu comme le café que l’épreuve amène à se libérer et à laisser rayonner sa saveur ?
Cela m’amène à constater que tous les personnages de la Bible, connus en bien, ont traversé des épreuves, parfois terribles. Et il est intéressant de relever que c’est en Dieu qu’ils ont tous trouvé la force, le courage, la sagesse et le moyen de surmonter ces épreuves. C’est ainsi qu’ils ont été témoins de la puissance et de l’amour de Dieu manifestés, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour toutes les personnes qui se trouvaient avec eux.

Nous aussi pouvons être confrontés à des situations difficiles, à des épreuves douloureuses. Comment allons-nous réagir ? Allons-nous rester abattus, découragés, ou fâchés, ou adopterons-nous une attitude plus courageuse, constructive et utile, fondée sur Dieu ?

Michel Bobillier

Un murmure doux et léger

« …l’Eternel passa. Et devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers : l’Eternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, ce fut un tremblement de terre : l’Eternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, un feu : l’Eternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, un murmure doux et léger. » (I Rois 19/11-12).

C’est ainsi qu’Elie, le prophète, apprit que l’Eternel ne se manifestait jamais dans la violence ou dans les éléments destructeurs.

Suite aux séismes de ces dernières semaines, il semble évident que les innombrables personnes qui ont prié, dans le monde entier, ont démontré qu’elles avaient aussi compris que l’Eternel n’était pas la cause de ces catastrophes. Même sur les lieux sinistrés on a pu voir les images particulièrement émouvantes de ces personnes qui, parce qu’il n’y a plus aucun édifice religieux, se réunissent dans la rue, se serrent en se tenant par les épaules et prient. Un besoin de se tourner vers une source de bien et d’amour infinie. Une source à laquelle nous sommes tous unis et qui nous unit tous.
La conscience d’une présence, de « quelque chose » d’infiniment grand et bon adoucit les peines, fortifie l’espérance et la confiance, confère une assurance paisible et contribue, sans aucun doute, à ce que des solutions harmonieuses et satisfaisantes aux besoins des victimes soient rapidement trouvées.

L’élan du cœur et des pensées vers cette source de bien infinie, permet d’entendre le murmure doux et léger de la « petite voix » qui dit à chacun, ici, maintenant et dans quelque situation où l’on puisse se trouver :

« Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. » (Esaïe 41/10).

Michel Bobillier

Un « cercle-en-ciel »

Lors d’un récent voyage en avion je me trouvais assis près d’un hublot. Nous survolions des nuages et j’ai vu, juste au-dessous de nous, l’ombre de l’avion sur les nuages. Mais, chose encore plus extraordinaire, il y avait, autour de cette ombre, un arc-en-ciel. En fait, pas seulement un arc – comme on peut le voir occasionnellement – mais un cercle complet qui avançait en même temps que l’ombre de l’avion qui était en son centre, en sorte que l’avion était toujours entouré par ce cercle. Ce spectacle aussi surprenant que merveilleux nous a accompagnés quelques instants, jusqu’à ce que l’avion change de cap.

Quelle image remarquable dans laquelle m’apparaissait un symbole de protection et d’amour. Quelque chose de beau et de bon, quelque chose de paisible et de rassurant. On peut aussi faire un rêve : ne serait-il pas merveilleux de pouvoir envisager qu’un tel ’’cercle-en-ciel’’ – cercle d’amour – puisse entourer toute la terre et bénir chacun.
Comme la plupart des plantes ont besoin de lumière pour s’épanouir, l’homme a besoin d’amour pour vivre et se développer. « Sans amour, on n’est rien du tout » chantait Edith Piaf dans ‘’La goualante du pauvre Jean’’. Se sentir et se savoir aimé, protégé, contribue sans aucun doute à l’épanouissement individuel, à plus de sérénité, au désir de partage et peut ouvrir toute grande la porte à l’amour du prochain.

Il n’est pas vraiment possible de témoigner de façon tangible notre amour à chaque être humain et à toute la création. Mais d’accepter l’idée qu’un cercle d’amour infini, l’Amour avec un grand ‘’A’’, entoure et rempli la terre permet d’envisager que chacun – quelle que soit sa situation ou les circonstances – peut se savoir aimé et ressentir, sous une forme ou sous une autre, une manifestation d’amour concrète qui correspond au mieux à son besoin du moment.

Michel Bobillier

Une leçon intéressante

Un conférencier se présente en tenant bien haut un billet de 200 francs. Il demande au public : " qui aimerait avoir ce billet ? " Les mains commencent à se lever, alors il dit : " Très bien, mais laissez moi faire quelque chose avec."
Il chiffonne le billet avec force et demande : " Est-ce que vous voulez toujours de ce billet ? " Les mains continuent de se lever. " Bon d'accord, mais que se passera-t-il si je fais cela ? " Il jette le billet par terre, le foule aux pieds, l'écrasant autant que possible et le recouvrant de la poussière du plancher. Ensuite il demande : " Qui veut encore ce billet ? Evidemment, les mains se lèvent toujours !

Mes amis, leur dit-il, vous venez d'apprendre une leçon... Peu importe ce que je fais avec ce billet, vous le voulez toujours parce que sa valeur n'a pas changé, il vaut toujours 200 francs.

Plusieurs fois dans votre vie, vous serez froissés, rejetés, souillés par les gens ou par les évènements. Vous aurez l'impression que vous ne valez plus rien. Mais en réalité, votre valeur n'aura pas changé.

La valeur d'une personne n’est pas affectée par ce qu’elle semble subir. Vous pouvez toujours tout recommencer et atteindre vos objectifs car votre valeur intrinsèque est toujours intacte.

« Bien–aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu », écrit Jean dans sa 1ère épitre (3 : 2). La voilà notre nature véritable, notre ‘‘valeur intrinsèque’’ : « enfants de Dieu », et rien ne peut altérer ou changer ce fait absolu.

Bonnes vacances.

Michel Bobillier

Une arche s.v.p.

A propos des intempéries qui se sont abattues sur l'Europe et d'autres régions du monde on a souvent parlé de déluge tant elles sont catastrophiques.

Une catastrophe engendre inévitablement un besoin de secours et provoque chez beaucoup de personnes le désir d’aider.

Chacun de nous peut faire quelque chose, même si, devant l’immensité de la tâche, un sentiment d’impuissance tentait de limiter notre capacité d’action.

La tristesse, la désolation ou l’abattement ne sont d’aucun secours. C’est de la force morale que découlent les idées et les moyens de venir en aide de la façon la plus efficace possible.

Noé avait justement ces qualités morales. La Bible nous dit qu’il était « un homme juste et intègre » et qu’il « trouva grâce aux yeux de l’Eternel ». Lui et sa famille furent sauvés du déluge grâce à une arche construite selon les directives divines.

De nos jours, l’arche peut symboliser la protection divine, un abri sûr, un lieu où, en tout temps – mais plus particulièrement dans les moments difficiles -, nous pouvons nous sentir et nous savoir, nous et notre prochain, aimés, fortifiés et réconfortés. Cette arche n'est donc pas une construction ou un édifice particuliers, mais plutôt notre conscience ou notre cœur.

Pour trouver le salut, la force et la paix dans cette conscience/arche Paul nous donne une piste intéressante dans son épître aux Philippiens (4:8) : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées. »

Ces pensées, divinement inspirées, ne nous laissent jamais être submergés par les situations catastrophiques qui peuvent se présenter à nous. Comme l’arche, elles sont une source de salut et de force. Elles nous donnent de savoir que nous pouvons être efficaces dans l’aide que nous souhaitons apporter, sous quelque forme que ce soit, ne serait-ce que par la prière.

Michel Bobillier

Vous prendrez bien un peu de temps ?

Il n’est pas toujours facile d’échapper au manque de temps et au stress qui en découle parfois.

C’est vrai qu’on peut avoir l’impression que le temps détermine notre capacité, ou notre incapacité, à faire les choses. C’est le temps qui semble commander, nous imposer ses conditions. Mais sommes-nous obligés de nous y soumettre ?

« Si tu eusses été ici (sous-entendu :si tu étais arrivé plus vite), mon frère ne serait pas mort. » (Jean 11/21) dit Marthe – la sœur de Lazare – à Jésus. Un peu plus avant dans ce récit, on apprend que, lorsqu’il est informé de la maladie de son ami Lazare, Jésus décidât de rester encore deux jours dans le lieu où il se trouvait avec ses disciples.

Pourquoi donc Jésus ne s’est-il pas hâté d’aller sauver son ami ? Etait-ce par insouciance, par manque d’amour ou par manque de temps, parce qu’il était débordé de travail ? Certainement pas. En fait, dès qu’il a su ce qui se passait, Jésus a affirmé à ses disciples que Lazare était sauvé et, quelques jours plus tard, il le ressuscitait.

D’autres récits bibliques montrent que Jésus n’était en aucun cas tributaire du temps.

Qu’est-ce donc qui lui donnait cette assurance, cette paix et la capacité de s’extraire – et d’extraire les autres par la même occasion - des cycles du temps ?

Jésus était humble et fidèle. Il reconnaissait Dieu comme la source de toute action, de toute activité. Il dit : « Le Père qui est en moi, c’est lui qui fait les œuvres ». Et, quand il a envoyé ses disciples dans les villages et dans les villes pour aider les gens à solutionner leurs problèmes, il savait également que c’était le Père qui faisait les œuvres.

Il comprenait que Dieu est le bien infini, donc sans limite, toujours présent et, en conséquence, qu’Il n’avait pas besoin de temps dans l’accomplissement de ses œuvres.

Grâce à cette compréhension, Jésus avait l’assurance d’être toujours là où il devait être, de faire au mieux ce qu’il devait faire, à l’instant même.

Cette compréhension est accessible à chacun et, en tant qu’enfants de Dieu, c’est aussi certainement ce que nous pouvons démontrer.

Michel Bobillier

Après la Saint-Valentin

La fête des amoureux passée, reste l’essentiel : l'Amour.

L'Amour (avec un grand A) est beaucoup plus qu'un sentiment humain, qu'un élan
qui n'est peut-être que passager, temporaire. Quand il est infini, illimité, inconditionnel et dans lequel ou par lequel chaque personne, qu'elle soit seule ou en couple, peut se sentir aimée, c'est Ià l'amour dont nous avons le plus besoin. Cet amour rend libre, il ne juge pas ; ne condamne pas et — fort heureusement — ne dépend de personne. C'est le don gratuit de Dieu.

On peut le découvrir, le ressentir ou le voir manifeste de nombreuses façons dans notre vie. Par exemple dans un mot, un geste, une attention, un service rendu, une main tendue, autant de circonstances qui permettent d'être témoin de sa présence. Mais aussi et surtout, cet amour peut être ressenti au plus profond de soi comme une chaleur, une sérénité, quelque chose d'intense dont le rayonnement nous remplit de paix et de bonheur.

Toutefois, l'amour n'est pas à sens unique. II est difficile de se sentir aimé si l’on n'aime pas son prochain et aussi si l'on ne s'aime pas soi-même. S'aimer soi-même, dans le cas présent, n'a rien de narcissique, mais c'est apprendre à reconnaître le bien en nous. C'est aimer les choses bonnes et belles qui s'expriment dans notre être et dans notre vie et, dont nous pouvons toujours prendre d'avantage conscience. N'en doutez pas, iI y en a.

Même s'il semble parfois que le passé nous ramène à des souvenirs où il ne paraissait pas vraiment présent — dans notre expérience en nous-même ou en d'autres personnes — l'Amour ne cesse jamais de se manifester.
Si nous acceptons de ne plus regarder en arrière et que nous lui ouvrons notre coeur, il nous est assurément possible d'en ressentir la présence et les bienfaits... Maintenant.

Michel Bobillier

«Le Quotidien Jurassien» rubrique «ESPRIT» du 17 février 2018

Le bon choix

Il fut proposé à un groupe de personnes l'expérience suivante : sur une table avaient été disposés d'un côté de la belle et appétissante nourriture et de l'autre des détritus vieux de plusieurs jours. On demanda alors à ces personnes de choisir ce qu'elles aimeraient manger. Toutes se tournèrent bien entendu vers la nourriture soigneusement préparée. Rien d'étonnant. Le responsable de l'expérience fit alors la remarque suivante : si, pour votre estomac, vous êtes capables de choisir la meilleure nourriture, ne devriez-vous pas en faire autant pour vos pensées ? Choisissez donc les pensées les meilleures, les plus belles et les plus utiles !

Il est vrai que si l’on n'est pas attentif, on peut accueillir des « détritus » dans nos pensées qui ne seront utiles à personne et qui nous feront plus de mal que de bien. C'est un peu comme si vous laissez vos fenêtres ouvertes alors qu'il y a de très mauvaises odeurs à l'extérieur, ou qu'il pleut abondamment, ou que souffle un vent violent. Une fois entrés, ces éléments peuvent être particulièrement désagréables et causer de sérieux ennuis.

Alors soyons vigilants et ne cédons pas à la crainte, ä la colère, à l'envie, à la critique, à la méchanceté ou autres «détritus» du même acabit. Efforçons-nous de ne pas les laisser entrer.

En faisant un choix diffèrent, nous pouvons être enrichis et fortifiés en accueillant dans nos pensées la beauté, la gentillesse, la bonté, l'harmonie, la paix et autres qualités qui font vraiment du bien à chacun, comme à nous-même, bien sûr. Quoi qu'il en semble, il est important que nous sachions que nous avons toujours la liberté du choix des pensées que nous voulons ou non accepter.

Michel Bobillier

«Le Quotidien Jurassien» rubrique «ESPRIT» du 25 novembre 2017

Lac de Neuchâtel avec vue sur les Alpes
Notre raison d'être

Certains commerces vendent des meubles en pièces détachées. Le cient choisit ce qui lui convient sur catalogue ou dans le magasin et il reçoit un emballage généralement bien plus petit que le meuble, mais avec toutes les pièces qu'il lui faudra assembler selon un plan de montage précis.

Chaque pièce a une place particulière qu'aucune autre ne peut occuper. Certaines se ressemblent, sont même parfaitement identiques, mais toutes ont une utilité, une place bien spécifique dans le meuble. Cha-que pièce est donc nécessaire et indispensable.
Aucune n'est de trop ou inutile, aucune ne peut prendre la place d'une autre.
Il se peut que certaines personnes confrontées à des problèmes de place de travail, de place dans la société, de solitude, de souffrance physique ou morale, puissent être tentées de se dire — et de dire — qu'elles ne servent plus à rien, que leur vie et leur présence n'a plus aucun sens, qu'elles se sentent tout à fait inutiles.

Il est bon de savoir que, dans l'amour infini de Dieu, chacun de nous a une place qui lui est propre, que nul autre ne peut occuper. Chacun de nous est utile et même indispensable, par exemple, pour témoigner de la bienveillance et de l'amour envers son prochain — et nous avons beaucoup de « prochains »

Comme chaque rayon de soleil est indispensable et a sa raison d'être, nous avons tous, en ce moment-même, une merveilleuse raison d'être: attester de l'amour de Dieu dans nos pensées, dans nos paroles et dans nos actes.
En faisant cela, nous constatons que nous trouvons plus facilement notre propre place et que des solutions à nos problèmes se présentent.

Michel Bobillier

«Le Quotidien Jurassien» rubrique «ESPRIT» du 26 août 2017

Connaître ce qui est vrai rend libre

Il peut arriver à chacun de croire à quelque chose qui lui parait évident ou qu’il reconnait vrai depuis si longtemps qu’il ne lui vient même pas à l’idée de le remettre en question ; et donc de penser et d’agir – ou de réagir – en fonction de cette croyance. Et c’est assez naturel. Mais quand on s’aperçoit qu’une croyance est erronée, parce que cela nous a été montré ou que nous nous sommes éveillés à une nouvelle compréhension, nous pouvons abandonner l’ancienne croyance et, de ce fait, être libérés des conditions qui en découlent.

L’expérience suivante illustre bien ce fait : des personnes, qui avaient en commun de souffrir du rhume des foins, furent invitées à assister à un spectacle. Dans la salle, plusieurs magnifiques bouquets de fleurs étaient disposés, bien en vue, sur le devant de la scène. Assez rapidement, un bon nombre de ces personnes ressentirent les symptômes découlant de leur allergie. Mais, quelle ne fut pas leur surprise d’apprendre que les fleurs qui semblaient être la cause de leur problème, étaient artificielles.

La question – des plus intéressantes – qui découle de cette expérience est celle-ci : si les troubles n’étaient pas occasionnés par le pollen, quelle pouvait en être la cause ?

Les scientifiques qui avaient organisé la réunion mirent en évidence le fait que les personnes présentes souffraient uniquement de la croyance aux effets du pollen. En d’autres termes, leur état de santé dépendait de leur croyance. Si elles avaient su que les fleurs étaient artificielles, si elles avaient connu la vérité, elles n’auraient tout simplement pas cédé aux apparences et n’auraient pas été dérangées.

Être libéré des fausses croyances au sujet de la vie, du bien, de l’être, par la connaissance et la compréhension de ce qui est vrai, c’est aussi ce qui ressort de l’enseignement de Jésus quand il dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » (Jean 8 :31-32)

Michel Bobillier dans «Le Quotidien Jurassien»

Prière et Football

Depuis un mois, avec le championnat du monde de football, il est difficile d’échapper aux images des visages rayonnants des vainqueurs contrastant avec ceux, tristes et abattus de leurs adversaires.

Quand ils entrent sur le terrain, il n’est pas rare que des joueurs des deux équipes invoquent Dieu, avec plus ou moins de ferveur. Peut-être pour qu’ils soient inspirés, protégés, mais aussi, certainement, pour que la victoire soit accordée à leur équipe.

La question qui pourrait se poser serait de savoir si la prière peut avoir une incidence sur le résultat d’un match ou d’une compétition ou si Dieu accorde la joie de la victoire aux uns et l’amertume de la défaite aux autres, avec le risque inévitable de paraître parfois partial. Serait-il juste de le considérer comme responsable de l’issue d’une rencontre et du score final ?

Il vaut mieux voir que la prière apporte à celui qui la fait le sens de la présence et de l’amour de Dieu qui va lui assurer la force, la protection et la capacité d’exprimer librement et dans la joie ses qualités sportives mais aussi humaines. C’est également ce qui l’aidera à respecter et à apprécier ses coéquipiers … comme ses adversaires. Cette conscience de la présence et de l’amour de Dieu peut lui permettre, quel que soit le résultat, d’avoir du plaisir à jouer et de ne jamais se sentir perdant.

La prière peut donner la force de maîtriser ses doutes, ses craintes, ses mouvements d’humeur, mais elle libère aussi l’énergie constructive, l’inspiration et le plaisir de jouer.

En fait, on peut comprendre que la victoire est plus sur soi-même que sur un adversaire et cette victoire ne dépend pas des autres. Alors oui, la prière a une incidence certaine, non pas directement sur le résultat d’un match ou d’une compétition, mais elle permet à celui ou à celle qui se tourne vers Dieu de ressentir, d’exprimer et de voir exprimé, ces qualités qui font la beauté d’un sport.

Michel Bobillier dans «Le Quotidien Jurassien»

Que croire ?

La plupart de ceux qui se rendaient auprès de Jésus attendaient qu'il leur vienne en aide. C'était notamment le cas de Jaïrus, ce chef de la synagogue, qui était venu chercher Jésus parce que sa fille unique se mourait.

Alors qu'ils étaient en chemin, on vint lui annoncer que la petite était morte et qu'il était donc inutile de déranger le maître. Mais Jésus lui dit: "ne crains pas, crois seulement, et elle sera sauvée."

Crois seulement !…Mais que devait-il croire, ce père?
Il venait d'apprendre la mort de sa fille, que tous les parents et amis lui confirmèrent quand, plus tard, ils arrivèrent à sa maison. Toutes ces personnes étaient tellement certaines de la mort de la fillette, qu'elles se moquèrent de Jésus quand il leur dit: Ne pleurez pas; elle n'est pas morte, mais elle dort."(La peine, la crainte, la douleur comme la colère, empêchent parfois les individus ou les foules de faire preuve de discernement et d'entendre le message salvateur du Christ.)
Que devait donc croire, Jaïrus?

L'évidence de ce qu'il voyait et entendait? Devait-il croire ce que tout le monde pensait et clamait bien fort?
Non, assurément, puisque Jésus lui avait dit que s'il croyait sa fille serait sauvée. Il lui fallait donc croire à quelque chose qui n'était pas évident, qui n'apparaissait pas, en fait, aller à l'encontre de ce que tout le monde croyait. Accepter la présence de la vie, là où la mort semblait régner. Accepter que le bien, l'harmonie, la santé, pouvaient être manifestés là où tout voulait prétendre le contraire. Reconnaître la toute puissance de Dieu, là où l'homme était impuissant.

"Crois seulement, et elle vivra". La petite fille fut ramenée à la vie.
Ces paroles de Jésus: "ne crains pas, crois seulement", sont pour nous maintenant. Elles nous encouragent puissamment à regarder au-delà des apparences, même les plus dramatiques, et à chercher à toujours mieux connaître et discerner ce que Dieu a créé, qui est essentiellement et exclusivement bon.

Michel Bobillier

Réalité ou apparence ?

Qui n’a pas fait le constat, sur un long tronçon de route rectiligne, que les côtés semblent se rapprocher et peut-être même se rejoindrent à l’horizon ? Nos yeux voient, sans aucun doute possible, le rétrécissement de la chaussée. Mais, croyons-nous vraiment ce que nos yeux voient ? Si vous êtes au volant d’un véhicule, allez-vous vous arrêter et faire demi-tour, pensant que la route sera trop étroite pour passer ?

Dans un même ordre d’idée, on peut relater l’histoire charmante de ce petit enfant qui, regardant un avion dans le ciel, demanda : « maman, comment ils ont fait les gens pour entrer dans l’avion, quand est-ce qu’ils sont devenus tout petits ? »

Cela fait sourire. Et pourtant, les yeux de l’enfant voyaient ce que nos yeux peuvent voir : un avion minuscule dans le ciel, qui pourrait tenir dans le creux de la main ou même sur le bout d’un doigt. La question de l’enfant est donc parfaitement fondée. Comment peut-on imaginer que des humains, de taille habituelle, puissent entrer dans cette chose si petite ?

En général, ces questions ne nous troublent guère. A vrai dire on ne s’y arrête même pas. La raison, mais aussi la connaissance des effets de la perspective nous ont appris que ce que l’œil percevait dans ces circonstances n’était pas la réalité.
Ces apparences ne nous trompent plus et c’est tout naturellement et instantanément que nous rectifions l’image perçue par notre œil.

« Ayant des yeux, ne voyez-vous pas?» « Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu‘à la moisson? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. » (paroles de Jésus : Marc 8:18 et Jean 4:35)

Voir des champs prêts pour la moisson, là où il semble évident qu’aucune récolte n’est possible avant quatre mois, voilà qui a de quoi surprendre, non ? Voir de quoi nourrir cinq mille personnes, là où il n’y avait que quelques pains et quelques poissons, de même que voir des gens en bonne santé, là où il semblait y avoir tant de misère et de souffrance, ou encore voir un passage s’ouvrir dans les eaux de la mer, n’est pas moins étonnant.

Peut-être aurons-nous la curiosité de nous demander : comment cela est-il possible ? Comment et que voir au-delà des apparences, de ce que nos yeux, et d’une manière plus générale nos sens matériels, nous communiquent ?

On pourrait commencer par se dire que, de même que nous avons pu apprendre à ne pas accepter l’image d’une route qui se rétrécit ou d’un avion minuscule, nous pouvons apprendre, en cherchant en Dieu le sens de la réalité, à « voir » au-delà des apparences matérielles, à acquérir toujours d’avantage un sens spirituel, une perception spirituelle de l’homme et de l’univers. Voilà certainement le sens des paroles de Jésus lorsqu’il dit de « lever les yeux ». Tant de personnes l’ont appris et en ont démontré l’utilité et l’efficacité à travers les âges et c’est aussi ce que perçoivent aujourd’hui tous les chercheurs de la Vérité.

Saint-Exupéry l’exprime à sa manière dans Le Petit Prince quand il écrit : « On ne voit bien qu'avec le coeur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »

Michel Bobillier

Sur quelle loi s'appuyer ?

Si le cœur vous en dit, c’est le moment d’effeuiller la marguerite ou simplement d’en faire un joli bouquet. Mais savez-vous que si ces fleurs – dont il existe de nombreuses variétés – peuvent avoir un nombre variable de pétales, vous ne trouverez jamais une marguerite qui en ait sept ou seize ?

Dans le même ordre d’idée, et bien que ce ne soit plus de saison, une question se pose à propos des flocons de neige. Tous sont différents les uns des autres, mais avec cette particularité que tous ont six pointes. Jamais cinq ou moins, jamais sept ou plus. Etonnant, n’est-ce pas ?

Les éminents scientifiques du monde entier qui font ces observations ne trouvent aucune explication à ces phénomènes. Ils constatent bien que ce n’est pas le fruit du hasard et qu’il y a une loi qui régit cela, mais cette loi ne trouve aucune origine dans les sciences et les connaissances humaines. Certains chercheurs n’hésitent donc plus à parler d’une loi supérieure, en fait, une loi divine.

Si des lois émanent de Dieu, c’est qu’il doit être possible de considérer Dieu comme un principe. De même que nous pouvons utiliser les lois des mathématiques parce qu’elles sont fondées sur un principe absolu, il doit être possible d’avoir recours aux lois émanant d’un principe divin. Ne serait-ce pas justement sur ces lois que Jésus s’appuyait et qu’il démontrait quand il marchait sur les flots, nourrissait des milliers de personnes avec quelques pains et quelques poissons, guérissait les malades et même ressuscitait les morts ? Il a dit que celui, ou celle, qui croit en lui peut faire ces mêmes œuvres. Puisque chacun de nous, vous et moi, pouvons envisager de faire ces œuvres, c’est que Jésus savait qu’elles étaient fondées sur des lois immuables et absolues, et que ces lois sont en vigueur éternellement.

Quelles sont ces lois ? La plus grande, sans doute, c’est l’AMOUR. Aimer, simplement, mais vraiment aimer, c’est mettre en pratique une loi de Dieu. La pratique de cette loi bénit notre prochain comme nous-même.

En apprenant à toujours mieux connaître et comprendre celui que nous appelons le Tout-Puissant, nous verrons, par exemple, que l’honnêteté est une loi ainsi que la droiture, la bonté, la pureté, l’équilibre et bien d’autres qualités ou vertus qui émanent de Dieu et qui toutes sont des lois.

Réjouissons-nous de savoir, comme le dit Esaïe que « L’Eternel est notre législateur, L’Eternel est notre roi : C’est lui qui nous sauve. » (Esaïe 33:22)

Michel Bobillier

Un secours toujours présent

« Il étendit sa main d’en haut, il me retira des grandes eaux », ce passage se trouve dans le Psaume 18 et le récit qui suit en est une illustration remarquable et montre que, même dans les situations les plus dramatiques, «la dernière extrémité de l'homme est l'opportunité de Dieu».

L’histoire se passe dans l’Orégon, aux Etats-Unis. Un couple avec ses deux petits enfants avait décidé d’aller passer une journée au bord d’une rivière pour se baigner.
Parce que le niveau de l’eau était plus haut que d’habitude, seul un endroit sécurisé permettait de se baigner. Toutefois le petit garçon glissa soudainement et fut entraîné par un courant vers le milieu de la rivière. Dès qu’il s’en aperçut, le père se mit immédiatement à nager à sa poursuite avec d’autant plus d’énergie qu’il savait qu’un peu plus loin il y avait des chutes.

Malgré ses efforts, le papa n’avançait pas suffisamment vite pour rattraper son enfant. Il était rempli d’angoisse. C’est alors qu’il se rappela ce qu’il disait souvent à ses enfants : il n’y a aucune circonstance ni aucun moment pendant lesquels Dieu ne soit présent. Cela le tranquillisa un peu. Puis lui vinrent à la pensée des versets du Psaume 139, notamment : « Si je prends les ailes de l’aurore et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira et ta droite me saisira. » Il reprit courage. Lui vinrent encore ces paroles de Jésus à Pierre : « homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14 :31). Il retrouva alors toute sa confiance et il su, avec certitude, que Dieu sauverait son enfant.

A ce moment-là, il vit que son fils était comme poussé par une main puissante du milieu de la rivière vers la rive. Au même instant, un homme sortit de la forêt qui bordait la rivière, exactement au moment ou l’enfant passait plus près du bord. Tout-de-suite cet homme comprit la situation, il entra dans l’eau et pu saisir le garçonnet et le ramener à terre. Autre merveille, bien qu’il ait passé de longs moments sous l’eau, l’enfant n’avait aucun mal.

L’homme expliqua qu’il ne savait pas pourquoi il était arrivé à cet endroit de la rivière à ce moment-là mais, dit-il : Dieu soit loué, j’y étais.

Michel Bobillier

«Le Quotidien Jurassien» rubrique «ESPRIT» du 8 mars 2014

Gorges de l'Areuse, canton de Neuchâtel
Quand la pensée gouverne le corps

« Comment l’esprit guérit le corps », « Guérir par la pensée, la preuve en 15 expériences ». Ces sujets faisaient récemment la ‘’une’’ de deux revues scientifiques renommées. Les articles révèlent notamment que depuis une quarantaine d’années, des scientifiques s’intéressent à la relation entre l’esprit et le corps et à l’influence de la pensée sur la santé. Leurs recherches se sont essentiellement appuyées sur les effets que peut avoir sur le corps une certaine forme de méditation.

Les faits constatés scientifiquement montrent que la pensée a une incidence radicale sur la santé. Il a été démontré que des patients souffrant de certaines maladies et que l’on a amenés par la méditation à changer de pensées ont été guéris.

D’autres études scientifiques et un grand nombre de témoignages avérés attestent aussi que des personnes sont guéries par leur foi en Dieu et donc par la prière – leurs propres prières ou celles d’autres personnes. La prière induit précisément un changement de pensées. Celle ou celui qui se tourne vers Dieu, vers la Vérité et l’Amour divins, détourne ses pensées d’un corps malade ou d’une situation pénible pour les laisser s’élever et céder à la présence régénératrice du Tout-puissant.

Jésus amenait aussi les personnes qui lui demandaient de l’aide à un changement de pensées, changement radical qui poussait ses interlocuteurs à détourner leurs pensées d’une situation qui pouvait être dramatique pour céder à la Vérité divine. Par exemple, il dit à Jaïrus à qui l’on venait d’annoncer la mort de sa fille : « ne crains pas, crois seulement et elle sera sauvée. » (Luc 8 : 50). Il enseigne aussi à ses disciples : « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. » (Marc 11 : 24). Quand on demande quelque chose, c’est qu’on pense ne pas l’avoir – ce peut être la santé, mais aussi un travail, un foyer, la paix, etc. Et bien Jésus dit : Croyez que vous l’avez reçu ! Cela n’implique-t-il pas un changement de pensées radical ?

Bien que nous le souhaitions vivement, il peut sembler parfois difficile de changer certaines choses en nous ou autour de nous mais, par la prière, nous pouvons déjà commencer par envisager de changer nos pensées à propos de ces choses.

Michel Bobillier

«Le Quotidien Jurassien» rubrique «ESPRIT» du 16 novembre 2013

Grindelwald-First
Gorges de l'Areuse dans le Canton de Neuchâtel
 
Gorges de l'Areuse NE